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Pensionnat RPG Jeux de rôle [ NC-16]

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Kagami ▬ Where is my life?

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I'm Kagami Nanane !

Nombre de messages : 24
Age : 26


Feuille de personnage
Orientation: Hétérosexuel(le) confirmé(e)
Situation: 100% célibataire
Relationship:
MessageSujet: Kagami ▬ Where is my life? Dim 13 Jan - 11:37


Dossier d'inscription à Yokosami



BRS
CARTE D'IDENTITÉ

NOM DU PERSONNAGE :
Kagami Nanane
ÂGE / DATE DE NAISSANCE : 17 ans; née un 19 Avril.
SEXE : Une fille, jusqu’à preuve du contraire.
SPORT : Natation
ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle confirmée
GROUPE SANGUIN : O négatif
PROFESSION : //
RAISON DE SA PRÉSENCE A LA PENSION : Orpheline de père & mère, l'état l'a envoyé ici en attendant de savoir quoi faire d'elle.

PHYSIONOMIE

Une peau de quasi-cadavre, bien pâle, et des cheveux noirs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Kagami pourrait facilement être un contraste a elle toute seule. Et pourtant non, cette demoiselle n’a pas été oubliée sur l’échelle de la coloration naturelle ! Mère Nature n’a pu se résoudre à la laisser uniquement en noir et blanc cette pauvre gosse. Voici pourquoi l’un des rare point de couleur que nous pouvons apercevoir sur elle se divise en deux globes bien distincts. Ses yeux. Les mêmes que son « père », ils paraissent vous ouvrir les portes d’abysses encore inexplorées si vous les fixés trop longtemps et sans interruption. Ses pupilles sont magnifiques, et heureusement pour elle. Car ainsi, ils attirent sur eux le champ de vision d’autrui – du moins lorsqu’elle est assez sociable pour laisser les gens croiser son regard – et en oublier presque son aspect peu gratifiant. C’est très bien comme ça, penserait n’importe qui d’autre à sa place. Mais elle, elle s’en fout, enfaite. Ou plutôt, formulons cela de manière plus agréable à l’ œil, elle n’y prête guère beaucoup d’intérêt. Et elle a tort. Mais ceci est un débat autre sur lequel nous ne nous attarderons pas aujourd’hui.

Continuons donc à brosser ce portrait, loin d’être a la hauteur des attentes des agences de mannequinat moderne – mais après tout, là c’est nous qui nous en foutons – et ne nous encombrons pas de trop de détails. Le crâne de la Nanane est donc recouvert d’une épaisse touffe de cheveux noirs et coupés de façon irrégulière – on va dire que c’est pas fait exprès, hein, vu comment elle est douée avec une paire de ciseau…- descendant au plus bas jusqu’en dessous du niveau de ses reins et au plus haut au dessus de ces derniers. Ce n’est pas non plus une différence énorme, mais elle se voit quand même, surtout lorsque la demoiselle attache ses cheveux en deux couettes sur chaque côté de sa tête. Bonjour le carnaval, a ce moment là.

Son visage, et plus précisément les traits de ce dernier, sont très fins. Comme s’ils avaient été dessinés par un artiste dont le crayon serait tombé amoureux de sa création, c’est sans doute ce qui fait le charme de Kagami. Car si elle n’est pas belle a proprement parlé, c’est sans aucune hésitation que l’on peut dire qu’elle est tout de même mignonne naturellement. Et sans doute le serait-elle encore plus si elle souriait à longueur de temps, comme avant. Personne pour aller la secouer histoire qu’elle vous illumine de ses sourires trop rares maintenant ? Non ? Pas de volontaire ? Bon, tant pis, nous verrons cela plus tard. Pour conclure ce rapide paragraphe, disons simplement que la Nanane n’est pas jolie, mais simplement mignonne. Et c’est peut-être ça, le plus aguicheur, dans l’histoire, le fait qu’elle ne paraisse pas être l’enfant d’un ange, mais bel et bien une gamine de seize ans, exactement comme les autres de son âge ; Banale. Aller, Next.

Sa tête culmine à une hauteur approximative d’un mètre soixante deux, pour un poids total avoisinant les quarante-deux kilos a peine. Et pourtant non, contrairement a ce que l’on pourrait penser, on ne voit pas ses côtes pour autant, loin de là. Malgré tout, nombre d’infirmières scolaires on hurler au scandale de l’anorexie en constatant son étrange morphologie, ce qui a eu le mérite de lui briser les tympans plus d’une fois, la pauvre. Mais passons. Non elle ne souffre d’aucunes carences graves cette jeune fille, bien au contraire, elle s’alimente correctement et au moins trois fois par jour – en même temps en vivant au pensionnat, difficile de faire autrement même si certaines assiettes ont parfois l’air suspect.

Ses bras et ses jambes sont un peu maigrelets mais pas de quoi en faire un plat. Quoi que, c’est sans doute à cause de ça que nombre de médecins des écoles ont demandés à convoquer ses parents du temps ou elle en avait encore. Qu’est-ce qu’ils étaient chiants mais chiants ! On choisit la façon dont son corps distribue les éléments nutritifs absorbés ? Non ! Ce serait trop beau sinon pensez vous ! Mais aucun n’a jamais voulu entendre parler de ça. C’est pourtant le cas. Le corps de Kagami ne retient pas les cellules caloriques. Ou du moins pas toutes, ce qui fait qu’elle arrive a cet IDC plus qu’inquiétant aux yeux de la gente médicale. Pourtant elle ne s’en est jamais plainte, la gosse.

Et il en est de même pour son buste et ses hanches. Ce n’est pas qu’elle n’a pas de formes, mais elle en a peu. Il serait simple de la faire passer pour un garçon si on lui coupait les cheveux et qu’on lui collait sur le dos des vêtements amples. Mais il est hors de question de lui faire subir ça, éloignez vous avec votre matériel du Diable, ce n’est pas une poupée ! Même si on pourrait croire…. J’avoue. Bref. Donc oui, son bassin n’est pas très développé, peut-être cela viendra-t-il un jour, ou pas. Grand mystère de la nature que voici et auquel personne n’a encore la réponse. Pour ce qui est de ses «attributs féminins » situés un peu plus haut et bien… que ces messieurs s’apprêtent a encaisser une bonne déception car Kagami n’est pas une bimbo, loin de là même. Ce serait même le contraire, enfaite… Non, n’exagérons pas, elle n’as pas un bonnet – A, la pauvre ! Mais disons que le tout ne dépasse pas les mensurations du 85B et encore, parfois ses vêtements l’aide a « tricher » un peu bien qu’elle n’y accorde que très peu d’importance. Voir pas du tout.

Concernant ses goûts vestimentaires, ils sont divers et variés et ne se pose pas vraiment de questions lorsqu’elle s’habille. N’étant pas du genre a complexée – ayant d’autre soucis que ça, tout de même- elle peut a peu prêt enfiler tout et n’importe quoi du moment qu’elle n’a pas l’air ridicule et que cela reste dans la limite du raisonnable – elle ne sortira pas en porte jarretelles voyez vous ? Déjà parce qu’elle n’en a pas et en plus il faudrait voir a pas déconner, hein. Basiquement, l’uniforme scolaire de Yokosami remporte la majorité des suffrages.


CARACTÈRE

[Petite précision : le caractère de Kagami évoluera au fil de ses rps :3]
Il y a des gens qui dès le premier regard, vous émerveillent. Il y a des gens entourés d’une aura rassurante, qui vous mettent immédiatement en confiance. Il y a des gens qui chassent vos soucis et vos chagrins d’un revers de la main.Oui, il y a des gens comme ça.

Mais Kagami n’est pas comme ça.

Peureuse ► Timide ► Renfermée.

Son comportement reflète très bien sa façon d’être et de voir les choses. Kagami est effrayée par beaucoup de chose, notamment celle de perdre à nouveau quelqu’un de cher. Voici pourquoi elle a adoptée la logique idiote disant que « moins tu te feras d’amis et moins tu souffriras par la suite. ». Une réflexion complètement abrutie d’ailleurs, il faudrait que quelqu’un lui ouvre les yeux là-dessus car ça devient très urgent. En plus, comme la majorité des personnes sujettes à la timidité et à l’isolement instinctif, la Nanane ne s’aime pas beaucoup. Comprenez par là qu’elle n’arrive qu’à se trouver que des défauts, qu’ils soient physiques et/ou comportementaux. Et lorsqu’enfin, mademoiselle se décide à se trouver des qualités, elle ne les comptes que sur les doigts d’une seule main et encore, et étant très généreuse, selon elle.

Ayant peu de conversation, elle minimise au maximum les contacts humains qu’elle pourrait avoir. Elle est terrorisée par la simple idée de se lier, qui lui parait être une épreuve en soit désormais. Ainsi, dès que la sonnerie des classes annonce une pause ou l’heure du déjeuner, elle s’empresse de percher sur sa tête son immense casque de mixage audio. Et puis elle met la musique à fonds. Comme ceci, elle a presque l’impression d’oublier. Même si ce n’est qu’une chimère, tout ça. Rien ni personne ne pourra lui effacer de sa mémoire ce que son idiotie lui a fait perdre il y a peu de temps. La blessure est trop a vif et tenter de la soigner ne serait pas plus concluant que d’essayer de nager dans un fleuve a contre courant sans jamais parvenir à le remonter. Et ce mal ne fait que grandir au fur et a mesure a cause de cette solitude qu’elle recherche et déteste à la fois. Pourtant, c’est juste que Kagami ne sait plus montrer ses sentiments, ou tout simplement ce qu’elle ressent.

Gentille ► Calme ► Posée.

Il y a malgré tous des cas rares durant lesquels elle pourrait presque paraitre normale, si l’on gommait sa sale manie à s’isoler et son apparence parfois peu flatteuse. En effet, Kagami est une personne très douce, qui ne cherche pas les ennuis, bien au contraire. Et puis parfois c’est les ennuis qui l’a trouvent tout seuls alors elle n’a pas besoin de faire des pieds et des mains pour être ciblée contre son gré, de ce côté-ci.

Si par un miracle sortis d’on ne sait où, vous êtes parvenu à vous frayer une place dans le cœur de la Nanane (sachez qu’il faudra la bousculer pour lui faire remettre les pieds sur terre avant tout et qu’ensuite, alors, vous pourrez tenter de consolider le lien fraichement créer - C’est même conseillé car sa fragilité pourrait être son point faible et ne faire d’embastillé davantage Kagami dans l’étreinte de sa personnalité. A vous de ne pas faire de faux pas si vous le désirez tellement.) et bien sachez qu’elle vous le rendra bien. Elle peint plutôt bien, aussi vous offrira-t-elle sans doute une petite peinture pour vous remercier, tout simplement. Mais à vous de décoder car lui faire cracher une quelconque explication sera encore plus complexe que d’apprendre l’hébreux a un pingouin agoraphobe. Dans le fonds, oui, elle est gentille.

Malgré la rancune qu’elle cultive contre elle-même et sa volonté d’isolement, la Nanane participe bien en cours, ne se souciant pas du regard que les autres peuvent avoir d’elle. Il serait étonnant que les leurs soient aussi mauvais que celui qu’elle se porte toute seule, comme un sacerdoce sur les épaules. Sérieuse et appliquée, elle ne montre a personne a quel point elle se fiche de sa propre personne, de sa propre santé, aussi. Ce n’est pas comme si quelqu’un allait la regretter, non plus. Cette triste pensée est bel et bien celle qui l’anime depuis un bon moment à présent.

Kagami pleure aussi, pour bien des raisons. Et parfois on a presque l’impression qu’elle se torture elle-même, se punissant pour une faute qui n’est pas la sienne.

Dans sa chambre, rangé bien précieusement sous son lit se trouve un lecteur DVD portable. C’est l’un des biens qu’elle a ramené de chez elle, ainsi qu’une petite palette de disques ou sont gravés certains souvenirs filmés par ses parents, voir elle-même parfois. Et celui qu’elle regarde le plus souvent est celui ou se trouve la dernière séquence, la veille de l’accident, ou sa mère sourit et son père rit. Les larmes coulent à chaque fois qu’elle touche l’écran du bout de ses doigts – comme si elle voulait caresser les visages qui y apparaissaient-, et d’autant plus lorsqu’elle entend les rires frénétiques de ses petits frères sur la bande son. Masochiste psychique ? Si tel est le cas, alors elle n’en a pas conscience.

Cuisine ► Maladresse ► Étourdie

Si elle ne parle pas beaucoup, en revanche Kagami cuisine plutôt bien. Oh rien d’extravagant, ce ne serait pas adapté que de prétendre que ses plats avoisinent ceux d’un grand restaurant français, mais au moins sait-elle survivre et se débrouiller avec le minimum vital. Toutefois, ceci n’est pas un problème au pensionnat puisque les repas y sont délivrés.
De plus, souvent plus tête en l’air que maladroite, il est fréquent que la Nanane se retrouve avec des pansements pleins les doigts et des écorchures un peu partout. Ce n’est pas faute d’essayer de se contrôler et d’être moins sotte mais a chaque fois, lorsqu’elle est distraite de sa tâche – surtout en cuisine-, elle arrive facilement à se blesser. Ne vous y fiez pas, elle est plus dégourdie qu’elle en a l’air. Ce n’est qu’une image, un masque qui a du mal à tomber, diront-nous.

Littérature ► Musique ► ...

Autre point qui pourrait presque la faire passer pour une personne « lambda », c’est la musique et plus précisément le piano. La demoiselle a apprit à manier cet instrument durant sa tendre enfance et n’a fait que de s’améliorer depuis. Lorsqu’elle est attablée devant le clavier d’ivoire qui lui permettra de s’exprimer, alors c’est une toute autre facette d’elle qu’elle montre. Souriante mais éphémère, vous observerez ainsi celle qu’elle était il n’y a pas si longtemps. La musique adoucit les mœurs, comme dirait le proverbe.

En revanche, c’est une toute autre histoire pour la littérature. En effet, lorsque la miss trouve un roman qui lui plaît, si vous espérez l’en décoller, autant aller vous chercher une pelle pour creuser votre tombe car avant que ça n’arrive, vous boufferez déjà des pissenlits par la racine ! Même claquer des doigts devant ses yeux ne suffirait pas à l’enlever de sa lecture hypnotisante. En clair, les livres seront vos pires ennemis si vous avez pour objectif de communiquer un tant soit peu avec elle. Ah oui car en plus Kagami n’ira pas spontanément vers les autres, ne se trouvant pas assez intéressante pour intéresser qui que ce soit de toute manière. C’est pour cela qu’elle reste dans son coin, à dévorer littéralement des bouquins. Mais ceci est un sujet que nous pourrons retrouver plus tard, lors d’un rp, pour le détailler plus en profondeur encore.

Concluons ce portrait bâclé et imparfait par son admiration pour les loups. Ces animaux la fascine, en effet. Elle aime a comparer sa vie a celle de ces mammifères, surtout leur hiérarchie. En haut les Alphas, ensuite les bêta et pour finir les Omégas, êtres paria dont on raye l’existence au sein de la meute. C’est ainsi qu’elle se voit, justement. Une oméga, que ce soit en classe ou dans sa vie. Lorsque je dis qu’il faudrait la faire réagir, c’est que c’est vraiment urgent, oui. Alors ? Serez-vous celui qui la sortira de cette bulle suffocante, Kagami Nanane ?

HISTOIRE

Pour qu’une nouvelle vie soit conçue, il faut que deux âmes s’unissent l’une à l’autre, afin de faire germer, en commun, la graine qui deviendra un jour le signe de leur court passage sur cette Terre. Cette union se fait souvent par amour, puisque c’est là le moteur principal d’un couple en pleine santé. Beaucoup d’enfants naissent ainsi.

Sauf que ce n’est pas le cas de Kagami.

Tokyô – Quartier Shibuya ; Ruelle de la Meiji Dori – 22h37.
Clac Clac Clac Clac Clac Clac.


Voici le son stressant que fait une paire de chaussure à talons aiguilles aux pieds d’une jeune femme fuyant de façon effrénée. Si bien que son cœur affiche un palpitant à crever le plafond et que sa respiration devient de plus en plus contraignante. De la même façon que dans les histoires d’horreurs, on pourrait être tenté de croire qu’elle essai d’échapper a un dangereux psychopathe qui va la tuer dès qu’il l’aura retrouvé. A l’inverse, si l’on est plus amateur de Shojo, alors on s’attend à un sauvetage in extrémis de la belle sylphide par un gentleman extraordinaire, à la coupe de cheveux gominée et aux yeux scintillants.
Si vous vous attendiez à cela, passez votre chemin.

Les faits sont tous autres.

« Halte ! Halte ! » hurle une voix rauque derrière elle, résonnant contre les murs du passage exiguë qui parait être sa porte de sortie vers des jours meilleurs.

Cette jeune femme, en vérité c’est plus pour les autres qu’elle est un danger, que l’inverse. Et maintenant que tout son petit groupe de malfrats en tout genre vient d’être dissous, elle n’est pas folle et court pour essayer de s’en sortir sans se faire coffrer. Ses chevilles finissent par lâcher prise sur sa paire de chaussure et ainsi elle a presque l’impression d’aller plus vite. Ce qui n’est pas tout à fait faux, dans le fonds. Mais au fait, qui est-ce, elle ?

Son nom n’est autre qu’Hitomi Sekai. Fille de prostituée, laissée seule dans la rue, elle dû vivre de ses propres moyens dès l’âge de quatorze ans. Et souvent ce n’était pas très honnête. Mais ça, allez l’expliquer a un gamin qui crève de faim parce qu’on ne veut plus s’occuper de lui, pour voir. C’était vraiment le cas de le dire, la faim justifiait les moyens. Et puis ce n’était jamais de gros larcins. Tout au plus un petit billet par-ci par-là, histoire d’avoir de quoi se remplir l’estomac au moins une fois par jour. Parfois, des personnes sympathiques lui donnait a manger alors qu’elle s’était faite prendre en flagrant délit de vol a l’arrachée. Il était gentils, ces gens là. Mais trop peu nombreux. Et vint un jour ou la valeur des vols se fit de plus en plus conséquente. A force de travail, Hitomi avait développé une véritable patte de velours, lui permettant de détrousser n’importe qui et de n’importe quoi.

Un sale petit talent qui attira bien vite l’attention d’un macho doublé d’une brute épaisse, qui pourtant régnait en quasi-maître sur le quartier le plus animée de la capitale nippone. Son nom ? Reiichi Nanane. A la tête d’une petite bande de crapules, il usait de la violence pour s’approprier tout et n’importe quoi. Et alors qu’Hitomi, avec son look androgyne, faisait encore assez garçon manqué, avec ses cheveux coupés très courts et ses formes pas encore très voyantes, il décida de recruter ce qu’il pensait être « un futur As du détroussage ». Bien évidemment, son offre fut immédiatement acceptée, cela va sans dire. Au moins, a ses côtés, même si elle n’avait pas une bonne réputation dans les environs, la Sekai avait au moins un toit ou passer ses nuits. Il ne fallait pas croire, elle le faisait uniquement par intérêt. Les hivers sont rudes, surtout lorsqu’on les passe dehors, elle pouvait en témoigner.

Avec sa coalition, elle devint de plus en plus active dans le vol des sacs à mains et faisait les poches comme personne. Toutes ces réussites là hissèrent dans l’estime de Reiichi, si bien qu’il lui proposa un jour, de devenir son bras droit. Une fois ce rôle endossé, elle savait qu’elle avait du pouvoir sur les autres, et ça lui plaisait d’autant plus. De même que son « Chef » pour qui les sentiments s’étaient éveillés en son cœur d’adolescente pas éduquée. Après tout, ne dis-t-on pas que le pouvoir, ça séduit ? Bien entendu. Même s’il y avait tout de même un peu d’amour vrai dans le lot mais ça, plutôt crever la gueule ouverte devant les passants plutôt que de l’avouer, c’était clair et net.

Ce petit manège dura en tout et pour tout un an, soit jusqu’aux dix sept ans de la demoiselle. Son corps changeât de façon exponentielle en un peu moins d’une année et Reiichi finit par découvrir le pot aux roses, que sous la casquette de celui qu’il appelait « son meilleur ami des rues » se dissimulait enfaite une silhouette frêle et n’ayant encore frissonné d’appartenance pour personne. Sans doute était-ce cela qui rendait Hitomi encore plus attirante. Et alors que cette dernière cru que Reiichi serait prit d’une colère sans nom en apprenant la vérité, ce fut l’inverse. L’exact opposé, même. Il s’occupa bien plus d’elle et en fit une vraie princesse. La seule chose qu’il exigeait en retour, c’était qu’elle devienne un peu plus féminine, car un Boss, un vrai se doit d’avoir une femme que l’on lui envie.

Ne voyant pas le petit jeu pervers et dénué de sentiments auquel cet homme légèrement plus âgé qu’elle se livrait, Hitomi changea, du tout au tout. Même son caractère s’en ressentit. Et pourtant, si elle était maintenant la possession du chef de Shibuya, elle était heureuse de pouvoir lui offrir ses propres sentiments. L’amour rends aveugle après tout. Et dans les yeux océans du Nanane, elle laissait se noyer ses deux améthystes lui servant d’yeux, sans jamais chercher à comprendre quoi que ce soit. Ses cheveux noirs et son charisme naturel –bien qu’utilisé a mauvais escient cependant – avait accomplit le haut fait de charmer Hitomi, qui pensait être enfin aux côtés d’une personne forte pouvant la protéger, et lui éviter de retourner à la rue, ce monde auquel elle avait eu tant de mal a échapper. Elle n’avait juste pas prévu une petite chose, un détail qui avait plus d’importance qu’il n’y paraissait dans l’histoire, au final. C’est que le frère ainé de Reiichi était policier.

Et qu’en ce moment même, c’était lui qui lui courrait après.

Grand Dieu ce qu’elle n’avait jamais pu le saquer, ce rabat joie ! Combien de fois était-il venu à leur repaire pour essayer de raisonner – sans succès- son cadet sur ses activités peu flatteuses ? Hitomi ne les comptait même plus. Il lui faisait pitié et elle lui aurait volontiers tranché la langue. Si elle avait un jour eu le courage de tenir une arme dans ses mains. Ce qui n’est pas le cas. Et là tout de suite, elle est forcée de sprinter pour le semer, ou du moins essayer. Mais il n’est pas idiot, l’animal, et ça c’est tout un problème, actuellement. Heureusement, la Sekai connait pas mal de raccourcis dans le coin, ce qui lui donne l’avantage. En plus, ses cheveux au carré peuvent être dissimulés sous la capuche d’un sweat-shirt qu’elle volera à l’étalage du premier commerce trouvé. Qu’importe qu’elle soit maquillée comme un camion volée, l’essentiel est que les apparences soient trompeuses suffisamment longtemps pour que les flics ne lui mettent pas la main dessus. Ensuite elle n’aura qu’à aller retrouver Reiichi et se sera fini de cette mésaventure. Il lui dira qu’il l’aime, même s’il ment et tout ira de nouveau pour le mieux.

Du moins le pensait-elle.

Car malgré ses stratagèmes, au détour d’un virage, une main ferme se saisit de son poignet avant de la plaquer contre un mur. Et merde, encore lui. Il l’a donc rattrapé malgré tout. Narushii Nanane, celui qu’elle s’évertuait à fuir depuis tout ce temps. Enfin, tout est relatif, mais rien qu’une soirée à essayer de lui filer entre les doigts paraissait devenir une éternité, a force. Et là, il à beau l’avoir acculé contre ce mur, dans une autre ruelle, cela ne l’empêche pas de râler et de se débattre.

« Putain mais tu peux pas nous lâcher à la fin ?! »

Ses yeux violets, largement mis en valeur par le eye-liner trop appliqué et le mascara qui dégoulinait, paraissaient être traversé de mille et uns éclairs. Il ne dit rien, sa mine est grave mais elle s’en contrefiche royalement. Tout ce qui l’importe, c’est de rejoindre son groupe « d’amis » là, tout de suite. Ils s’étaient tous séparez parce qu’un autre groupe à la mauvaise réputation au sein de Tokyo, arrivait près de leur repaire. Pour ne pas attiser la colère d’un gang pareil, il leur avait semblé plus judicieux de se carapater aussi vite que cela avait été possible de le faire. D’autant plus lorsque les sirènes de polices avaient commencées à déglutir leur mélodie détestable aux oreilles de tous.

C’est ainsi que cette tigresse se retrouvait dans cette inconfortable position.Désespérément, elle tente de lui écraser les pieds pour le faire réagir. Mais il a enfilé des chaussures de sécurité, et elle présentement n’est que pieds nus. Autant dire que ce vain espoir de faire réagir Monsieur Silence n’aboutit donc a rien. Il ne lui reste plus qu’une solution, être désagréable pour le blesser dans son orgueil, voir même le pousser dans ses retranchements. Peu lui importe de se faire gifler, si elle peut profiter de cette opportunité pour s’échapper à nouveau. En plus, elle a besoin de sa dose. Ca devient urgent. Ses bras réclameraient presque une nouvelle injection d’héroïne, comme lorsqu’elle était habituée à le faire en compagnie de Reiichi. Il faut qu’elle se libère et qu’elle se rende chez son dealer, le bien nommée X-T3. U nom de code digne d’un geek mais c’était bel et bien sous ce nom là qu’il fournissait la marchandise. Et comme il avait toujours été réglo, Hitomi ne s’était jamais posée de question outre mesure. Mais ceci est un autre sujet, amenant à un autre débat. Hors nous n’y sommes pas. Et le contexte est tout autre.

Alors qu’elle l’insulte une énième fois en le rabaissant par rapport à son frère, la sauvage entends enfin le son de la voix de celui qui la tient presque en otage.

« Il est mort. »

Ces mots là stoppent immédiatement dans son élan. Quoi ? Reiichi ? Il parlait de Reiichi ? Apparemment oui, puisqu’il le répète une seconde fois. Sauf que ça ne peut pas être le cas. Reiichi était toujours fort, il avait toujours battu tout le monde jusqu’ici. Narushii ne pouvait être qu’en train de mentir, ce n’était pas possible autrement.
Elle cherche son regard, aussi céruléen que celui de son compagnon. Et lorsqu’enfin elle le croise, ce qu’elle y lit là met au pied du mur, dans tout les sens du terme. Devant le fait accompli, même. Cette expression, dans ces orbes bleus, presque identiques a ceux de celui qu’elle aimait, ne pouvait faire que plier devant l’ultime vérité. Cette partie anatomique était une chose que les deux frères avaient en commun. Des cheveux noirs de jais et des yeux couleur d’abysses. Et si dans ceux de Reiichi ont discernaient souvent le mensonge, dans ceux-ci, il n’éclatait qu’un aveu terrible et douloureux. Cette impression n’est que trop bien renforcée par les larmes qui paraissent se bousculer aux portes de ces iris, sans pour autant parvenir à forcer le passage. Enfin, Hitomi comprends.

« Qu…quoi ?
-Le gang des Yamano Zakura les a tous éliminés, juste avant notre arrivée sur place. Et nous n’avons pu arrêter personne.
-…
-Je suis désolé. »

Aucune réaction, pendant deux petites secondes. Comprendre ce n’est pas accepter. On ne laissait pas le choix à Hitomi que d’ingurgiter ce fait dont elle ne voulait pas. Ainsi, son compagnon avait été abattu comme un chien ? C’était, en tout cas, ce que l’on voulait lui faire comprendre. Evidemment, son petit groupe était logé sur le territoire d’un gang encore plus grand qu’eux, plus grand qu’ils ne l’auraient sans doute jamais été. C’était en comparaison un petit poisson sur le terrain de chasse d’un requin. Et d’une quelconque manière, ils avaient donc attiré l’attention du prédateur, qui les avait tous décimés. Sauf une.

Seule. Voici ce qu’elle était désormais, de nouveau seule. Et la rage s’emparait d’elle un court instant, pour la faire agir de façon incontrôlée.

« Désolé » ?… Te fous pas de moi ! » Lui hurlât-elle en lui assenant un sévère coup de tête dans le nez.

Un craquement se fit entendre, bientôt suivit par les gémissements de douleur du policier, qui lâcha presque prise un instant, laissant l’une des mains de la belle libre de toute entrave. Elle crut pouvoir s’enfuir, mais il avait des réflexes, et de très bons reflexes, avec ça. Hitomi fut tentée de le traiter de chien galeux lorsqu’il parvint à l’immobiliser au sol, face contre terre après lui avoir tordu la main dans le dos, mais elle s’abstint, pour l’intégralité de ces braves bêtes, sans doute. Le policier, un pied au sol, ne lui dit pas un mot, se contentant de lui faire comprendre ses droits comme il le pouvait avec un nez dans son état. Ensuite, il appela ses collègues qui vinrent lui donner un coup de main aussi bien pour se relever que pour maitriser l’autre furie aux cheveux châtains.

Tout ce petit monde fut emmené au poste de police ou la demoiselle fut interrogée un – bien trop- long moment à son goût. Narushii fut soigné sur place, refusant de se rendre a l’hôpital, préférant enquêter sur le gang qui avait prit la vie de son petit frère. Même s’il était en froid avec lui depuis des années, il restait tout de même son petit cadet. Même dans la mort. Aussi, il espérait que la compagne connue de ce dernier, qu’il tenait présentement dans une salle d’interrogatoire, pourrait éventuellement le mettre sur la piste de l’un des assassins, n’importe lequel, jusqu'à ce qu’il les coffre tous et qu’il fasse couler toute la filière. Il avait bien conscience que ce n’était pas une mince affaire mais cela lui importait peu, au final. Il savait que les Yamano Zakura tenait plus des Yakuza que du simple gang de rue et qu’il serait donc compliqué de les enfermés derrière les solides barreaux d’une prison, mais comme on dit, l’espoir fait vivre.

Malheureusement, toutes ses espérances finirent balayées comme un château de cartes lorsqu’il vit, malgré son gros pansement sur le nez qui l’empêchait de respirer correctement, Hitomi sortir de la salle et sortir comme si de rien n’était. Enfin presque. Elle l’avait bien fusillé du regard, avant de tourner les talons – et c’était le cas de le dire – et de repartir la tête haute, comme toute égocentrique qu’elle était. Sans doute était-elle la seule que sortir du commissariat sans rien au pied ne gênait pas. L’inspecteur lui avait rendu sa si chère liberté car elle n’était pas intéressante pour le déroulement de l’enquête pour le moment. Ils chassaient de plus gros poissons. Et puis de toute manière, ils savaient a peu près tous ou là trouver.

Ces deux âmes ne se revirent pas pendant plus de deux semaines. Puis il vint se fameux soir, ce quinze Août.

Narushii était chez lui, dans son modeste appartement, a la sortie de la station de métro de Mushashi-Sakai, l’une des lignes desservant son arrondissement de Tokyo, Chuo. Attablé sur son petit bureau bancal, il potassait encore et toujours cette sombre affaire de multi meurtres qui impliquait son défunt frère à présent. Les funérailles avaient eu lieu et on l’avait interdit de s’occuper du dossier puisqu’il était directement lié à l’une des « victime ». Alors, pour faire passer a frustration, il se contentait de lire les progressions de l’enquête et tout ce qui en découlait. C’était peu, mais déjà ça.

Ding Dong Ding Dong.


C’est là que la sonnerie de son lieu de vit retentit à ses oreilles. Malgré tout, pour que cela le tire de sa rêverie, il fallut que cela recommence deux fois supplémentaires. Il finit par se lever, faisant attention a ne pas se prendre un mur malencontreusement dans le nez a cause d’un faux mouvement, ne tenant pas aggraver son état. Et lorsqu’il ouvrit la porte, il l’a vit. Hitomi. Il fut si surprit qu’il ne parvint même pas a prononcé son nom. Elle paraissait mal en point, tant physiquement que moralement.

« Je peux entrer ? J’ai demandé ton adresse a tes collègues, au cas où tu te demande comment j’ai fais pour te retrouver… » Fit-elle en détournant le regard, le sol devenant une source d’inspiration folle soudainement

Il ouvrit et ferma la bouche deux-trois fois d’affilée avant d’abdiquer et de la laisser entrer, avec un sourire en prime qui se voulait rassurant. Il ne savait pas ce qui lui arrivait mais au moins elle avait joué franc jeu dès son arrivée. Et pour cela, elle méritait attention.

Il l’a fit s’assoir dans son canapé et lui servit une tasse de thé chaude qu’elle ne but pas, se contentant de plonger ses yeux dans le liquide transparent bien que légèrement vert. Paraissant absorber la douche chaleur, ses doigts se resserraient autour du récipient de porcelaine, sans dessins. Malgré la chaleur de ce mois d’été, Narushii distinguait sans mal qu’elle avait la chaire de poule. Quelque chose n’allait vraiment pas, c’était plus que certain maintenant. Il ne dit rien, laissant un silence apaisant inonder la pièce. Ce fut Hitomi qui le brisa, lorsque le courage de faire des aveux lui monta soudainement à la gorge.

« Je suis allée chercher ma dose chez mon dealer et me l’a suis injectée immédiatement, sans faire attention… »

Les sourcils du policier se froncèrent automatiquement, mais il ne l’interrompit pas pour autant, la laissant continuer son récit. Sa voix devenait de moins en moins assurée.

« J’ai fais un malaise et je me suis réveillée a l’hôpital ou on m’avait soigné mais… je suis partie avant qu’il n’ait le temps d’appeler les flics… »

Plus les mots s’enchainaient et moins Narushii sentait la situation être contrôlée.

« Je suis enceinte, c’est ce qu’il m’ont dit. »

Et la nouvelle tomba effectivement nette, comme un couperet sur la nuque du Nanane, alors que les sanglots eurent tôt fait de défigurer la demoiselle, qui paniquait de plus en plus.

« Je comprends pas ! On faisait attention pourtant avec Reiichi ! Il était suffisamment clair là-dessus, il voulait pas de morveux ! Alors pourquoi ?! »

La tasse faillit lui tomber des mains mais elle l’a reposa lourdement sur la table devant elle et cacha son visage dans le creux formé par ses deux paumes, pour essayer de se réconforter elle-même. De son côté Narushii essaya d’absorber le choc de la nouvelle. Cette femme était enceinte de son frère. Les coutumes japonaises voulaient qu’il n’y ait pas d’enfants avant le mariage. Pourtant là il était clair que ce ne serait pas possible. Malgré tout, il ne pouvait pas la renvoyer de là ou elle venait, c’aurait été cruel et inutile. Ce qui était fait était fait, on ne pouvait pas revenir en arrière. En réalité, ce qui l’inquiétait davantage, c’était le fait qu’enceinte elle est consommé une drogue dure. Certes, elle n’était pas consciente de sa grossesse a ce moment là mais même, c’était en soit un problème de taille.

Quoi qu’il en fut, reprenant contact avec la réalité, Narushii s’approcha de la jeune femme et, posant une main sur son genou droit, essayant de la consoler. Il se montra le plus sympathique possible. Un monologue se laissa transpirer de ses lèvres, contenant l’enfance qu’il avait eue, avec son frère, a l’orphelinat de Tôkyô. Ils avaient perdu leurs parents très jeunes, et n’ayant aucune autre famille, avaient été placés aux bons soins des directeurs de l’orphelinat. Et si l’on avait bien tourné, ce ne fut pas le cas du second, qui l’avait récemment payé de sa vie. Enfin, après avoir écouté attentivement, Hitomi détourna le regard et murmura à voix basse :

« Je ne savais pas où aller d’autre… désolée. »

Elle ne s’attendait pas a ce qu’il lui réponde, et encore moins qu’il l’invite à échanger avec lui, alors qu’il aurait facilement pu la balancé a ses collègues. Mais jamais il ne le fit. S’il ne pouvait se marier avec elle uniquement pour l’aider, il ne pouvait pas non plus imaginer une seconde abandonner Hitomi a sa situation actuelle.

« Ne t’excuse pas, tu veux rester ici cette nuit ?
-… Je veux bien, oui…
-Pas de problème, tu veux appeler un parent, un ami ? Histoire de prévenir que tu ne rentreras pas ce soir ?
-Je n’ai pas de chez moi…enfin je n’ai plus de chez moi…. Ils sont tous morts… dit-elle, en larmes
-…Attends… ça fait deux semaines que tu couche dehors ? »

Elle acquiesça d’un simple signe de tête, ne voulant pas en dire plus, d’autant que ses sanglots embastillaient sa gorge dans un mutisme intense. De nouveau un silence se fit, durant lequel Narushii réfléchit intensément. Et bien vite, il prit une décision.

« Bon, désormais tu prendras mon lit et moi je dormirais sur le canapé, jusqu'à ce que ta situation…s’améliore diront-nous.
-Hein ?
-La salle de bain est au fonds a droite du couloir et si jamais tu a besoin de vêtements bah… essai de voir si j’ai pas un truc trop petit qui traîne quelque part, j’avoue n’en avoir aucune idée. »

Elle le regarda, les yeux écarquillés. Il était sérieux, là ? Il lui proposait de l’héberger alors qu’elle lui avait détruit le nez et trainé dans la boue ? Hitomi ne savait plus ou se mettre. Elle se contentât de lui sourire dans un premier temps, n’étant pas très douée avec les mots et les excuses. Mais au moins maintenant, elle avait un toit fixe au dessus de sa tête. Et mine de rien, cela lui faisait chaud au cœur.

Et ils partirent se coucher. Le lendemain, ensembles, ils réfléchirent à ce qu’ils allaient bien pouvoir faire. Narushii était le dernier espoir d’Hitomi. Quant à lui, il ne savait pas trop dans quoi il venait de s’embarquer, mais le simple fait que la châtain soit enceinte – de son frère qui plus est – empêchait sa conscience de la rendre à son « habitat naturel », soit, la rue. Aussi restât-elle chez lui longtemps, très longtemps. Elle se découvrit une âme serviable et crut qu’elle allait se tirer une balle, d’ailleurs. Lorsqu’il était absent, ou tout simplement au travail, elle rangeait son appartement et faisait le ménage de temps en temps. C’était sa façon a elle de le remercier car non, aucuns mots ne s’était évadé de ses lèvres pour le lui faire comprendre autrement.

Ce qui fut plus dur à gérer, pour l’un comme pour l’autre pendant cette période, ce fut la drogue. La Sekai n’en avait jamais fait une consommation excessive, mais le peut qu’elle avait pu en prendre dans l’univers de la rue, et surtout auprès de Reiichi, avait suffit à la rendre dépendante de cette saloperie. C’est ainsi que parfois, elle avait des crises que Narushii essayait de contrôler au mieux – le plus souvent en l’attachant carrément sur une chaise, pour faire court, jusqu'à ce qu’elle se calme et parte finalement bouder dans la chambre ou sous la douche- même si ce n’était jamais simple. Le sevrage fut très très difficile. Rajoutez à cela les hormones en folies dues à la grossesse et n’importe qui aurait eu des envies de se défenestrer immédiatement avec une bête pareille a proximité.

On avait même du mal à faire la différence entre une lionne énervée et une femme enceinte parfois. Comment dire… ses envies à elle différait un petit peu du commun des futures mères. Hitomi ne réclamait pas « Je veux des fraises. » a minuit et demi voir plus… Non non, elle s’était plus « J’VEUX MA DOSE BORDEL DE MERDE ! ». Tout de suite moins élégant, vous en conviendrez.

Bref. C’est donc dans une ambiance tout feu toute flamme que le ventre de l’ex fille des rues s’arrondissait de plus en plus chaque jour. Narushii la faisait suivre par un spécialiste régulièrement afin d’être certain que tout aille bien pour l’enfant et avait même fait l’emplette de quelques vêtements et autres accessoires pratiques pour elle et son futur bébé. Et puisqu’il était hors de question pour la Sekai d’interrompre sa grossesse malgré les difficultés qu’elle éprouvait à contenir sa fureur, parfois, elle décida même de se reprendre convenablement en main. Du moins autant qu’il lui était possible de le faire. Lors d’une journée ou elle se retrouvait seule, comme souvent lorsque le Nanane partait au travail, elle en profita pour faire quelques recherches dans le plus grand secret. Ce n’était pas un secret d’état, mais dès lors qu’elle eut trouvée satisfaction, elle voulait l’annoncer elle-même a son… « Colocataire » ? Oui, c’était sans doute l’adjectif qui lui convenait le mieux.

Un soir, enceinte de six mois, elle annonça à Narushii qu’après la naissance de l’enfant, elle voudrait s’engager dans les études et devenir secrétaire médicale. Il avait été à la fois surprit et très heureux d’apprendre ceci, si bien qu’il l’encourageât dans sa démarche et qu’encore une fois, il l’aida à remplir des dossiers pour s’inscrire dans diverses écoles publiques. A mesure que le temps les avait plus ou moins contraints à vivre ensemble, et au vue de tout les efforts qui étaient fait des deux côtés, chacun des deux protagonistes avaient vu ses sentiments évolués. Mais ce petit bourgeon qui leur était commun resta emprisonné longtemps derrière des barrières que ni Narushii ni Hitomi n’osaient franchir une bonne fois pour toute. Après tout, il était le frère de Reiichi, et elle en était l’ex-compagne. C’était sur un terrain miné qu’ils avaient l’impression d’avancer pas à pas.

La naissance du bébé eu tôt fait de faire sauter ces maudites entraves.

Narushii travaillait ce soir là, et Hitomi s’était retrouvée seule. Comme il était habituel que ce soit le cas, maintenant. Et rien n’aurait pu prévoir qu’elle passerait sa soirée aux urgences de l’hôpital le plus proche. Elle lisait tranquillement lorsqu’elle fut prise d’une violente contraction. Ne comprenant pas, elle essayât d’abord de se calmer et cherchant sa grille de mots croisés, abandonnée le matin même. Mais non, ça recommençait. Encore et encore. C’était insoutenable. La douleur paraissait lui ronger les os. Il fallait qu’elle soit prise rapidement en charge par des personnes compétentes. Elle sentait qu’elle allait bientôt perdre les eaux. Et son… « Ami » n’était pas là ! Horreur.

Avec toute la contenance qui lui était possible de rassembler, elle se saisit du combiné et appela le commissariat ou officiait le Nanane. Une main sur son ventre, des larmes roulant sur ses joues, elle essayât d’articuler comme elle le put lorsqu’il décrocha enfin, après cinq sonneries qui lui parurent interminables.

« Mochi Moch..
-Narushii !
-Hitomi ?! Qu’est-ce qu’il se passe ?
-Je … Je crois que je vais accouch…accoucher !
-J’arrive immédiatement. »

Et hop, il avait raccroché. Il lui fallut malheureusement une trentaine de minutes pour se rendre jusqu'à son domicile ou Hitomi commençait à se sentir de plus en plus mal.

Le policier arriva et emmena la jeune femme le plus vite possible au réputé St. Luke's International Hospital. Le seul qu’il y avait à proximité de chez lui. Hôpital international, son personnel se fit extrêmement compétent et ce, dès qu’il eut posé un pied a l’intérieur avec Hitomi en sueur dans ses bras. On la plaça dans sur un brancard et l’emmena directement en salle de travail. Trop tard pour une péridurale cependant. Elle devrait « profiter » des joies d’une naissance sans anesthésie. Narushii fut autorisé à rester prêt d’elle, et heureusement car sinon elle aurait sans doute disjoncté. Déjà que la douleur lui sciait littéralement le ventre, si en plus elle avait du affronter ça toute seule, autant se shooter encore une fois a l’héroïne, c’aurait eu au moins autant d’effet qu’un anti-douleur lambda. Ou pas.

Le travail dura en revanche – et pour son plus grand bonheur- moins de deux heures. Le bébé se présenta vite et sans problèmes. Enfin presque. Son cordon ombilical, enroulé autour de son cou, empêchait a l’oxygène de passer correctement jusqu’au cerveau. Une sorte de pendaison naturelle, enfaite. Le petit corps sortit presque bleue du ventre de sa mère, couvert de sang. La sage femme le prit dans ses bras et annonça à la mère que c’était une fille. Narushii s’approcha, par curiosité. Et le nouveau-né ouvrit ses yeux en grand, dévoilant des pupilles d’un bleu identique au sien. Un reflet. Et le premier mot qui sortit de sa bouche en voyant cela fut :

« Kagami. »

A se demander s’il était conscient totalement devant la situation d’urgence. Du moins si ce n’était pas le cas, lorsque la petite referma les yeux et paru ne plus bouger, il sentit son cœur se serrer. L’équipe médicale s’empressa d’emmener l’enfant dans une autre salle, pour la ramener et lui apporter les premiers soins. Hitomi, constatant l’urgence malgré son état, fondit en larmes et hurlât à Narushii :

« SAUVE-LA ! PITIE ! SAUVE-LA ! »

Que voulait-elle qu’il fasse, au juste ? Il n’était pas médecin, malheureusement. La seule chose qu’il pu faire, fut de suivre les gens en blouses blanches qui emmenait la nouvelle vie plus loin et d’observer, stressé, le déroulement des opérations pendant que dans la salle de travail, on s’occupait de la nouvelle mère en recousant ses plaies dans un premier temps.

Fort heureusement, la petite fut sauvée rapidement par les sages femmes et les infirmiers. On lava son petit corps frêle et pâle puis on l’emmaillota dans un couffin rose avant de la remettre a Narushii qui se sentait un peu… « Père », a ce moment là. Laissant ses yeux bleus glisser sur le petit trésor de chaire qu’il tenait bien entre ses bras, il sourit. Elle était magnifique. « Comme sa mère. » se laissât-il à penser, avant de se reprendre.

Il attendit sagement que l’on remonte Hitomi dans une chambre individuelle et s’empressa d’aller lui porter sa fille. Epuisée mais rassurée, la jeune mère se saisit de sa descendance et la berça, instinctivement. Elle sourit. L’accouchement avait parut appliquer sur elle un tout nouveau voile de beauté. On la sentait.. Épanouie. Enfin, lorsque son ami l’interrogea sur le prénom qu’allait porter cette petite puce, c’est presque tout naturellement qu’elle lui répondit, un sourire accroché aux lèvres fines qu’étaient les siennes :

« Kagami. »

Il sourit lui aussi. Et reconnut l’enfant. Ils se marièrent dès que la sortie de l’hôpital fut possible à la jeune mère et au nourrisson. Voici comment est venue au monde la bien nommée : Kagami Nanane. Le reflet du septième son.


C’est dans un contexte familial serein que la petite grandit, sans jamais avoir à se soucier de rien. Ses « parents » déménagèrent loin de son lieu de naissance. Achetant une maison dans l’extrême Nord japonais, ils installèrent leur noyau familial dans la ville d’Asahikawa. Un petit pavillon dans une banlieue résidentielle… qui aurait pu rêver mieux pour commencer une toute nouvelle vie ? Ici, personne n’était obligé de savoir que Kagami était née avant le mariage de Narushii et Hitomi, et d’ailleurs ils se décidèrent à ne jamais lui dire. Après tout, qu’importe que l’homme qui était aujourd’hui le mari de sa mère ne soit pas son père biologique, il le deviendrait par la force des choses. Et puis à bien y regarder le même sang coulait dans leurs veines, a quelques différences prés. Les deux frères s’étaient toujours beaucoup ressemblé. Alors, qui s’en soucierait ? Personne. Et c’était très bien ainsi.

Narushii retrouva un emploi de policier dans un commissariat de quartier et en quelques années monta en grade pour passer officier de secteur, un poste qu’il n’aurait jamais pu espérer obtenir dans son quartier Tokyoïtes d’autrefois. Certes, le salaire n’était pas le même et beaucoup de changements s’étaient opérés en peu de temps dans la courte vie de cet homme pur de cœur. Mais ne dit-on pas qu’il faut parfois prendre un virage décisif dans sa vie avant de gouter au miel du bonheur ? Dans tout les cas, lui, à présent, le pensait fortement.

Hitomi se déshabitua de la drogue dure qu’elle avait prit jusqu'à très récemment et se scotcha la tête dans un livre d’étude, avant de se retrouver, pour la première fois depuis très –voir trop- longtemps sur les bancs scolaires. Bien évidemment, elle était la plus âgée de sa classe, avec ses vingt ans presque acquis, et ses « camarades » n’allaient pas au-delà des dix sept ans, mais elle s’en fichait ro-ya-le-ment. La grossesse lui avait peut-être apporté un gain de maturité phénoménal, mais elle n’avait pas oublié son égocentrisme pour autant et savait très bien ce qu’elle valait. Soit, au moins tout autant que ces jeunes étudiantes portant encore sans aucun doute des culottes blanches.

Son diplôme en poche, après son cursus durant lequel elle avait parfois dû se battre avec les leçons qu’elle ne retenait pas, Hitomi plongea au cœur d’une nouvelle expérience ; celle d’avoir un emploi stable et honnête. Ce qui était bien une première pour elle. Ayant vécue toute sa vie dans la rue, il lui avait toujours été compliquée de se projeter quelques années plus tard. Il faut dire qu’avant de se savoir enceinte, elle ne s’intéressait pas à ce qui l’entourait, sauf peut-être Reiichi. Même son avenir ne la préoccupait pas.

C’était de l’histoire ancienne, maintenant. Et a vingt trois ans, elle découvrait les joies d’avoir des collègues et de bien s’entendre avec par-dessus de le marché. Si ça ce n’était pas de la chance. Même dans son foyer, la gaieté régnait en maitresse parfaite. Pour son plus grand bonheur, sa relation avec Narushii allait de mieux en mieux, et son adorable fille, qu’elle aimait a appeler son « rayon de soleil » grandissait de plus en plus chaque jour, s’éveillant normalement, comme tout les enfants de son âge. Le seul bémol fut peut-être sa peau blanche, voir même parfois presque cadavérique. Les pédiatres rassurèrent les Nanane quant à l’état de santé de Kagami. Cette étrange décoloration n’aurait pas d’impact ultérieur sur sa santé. En revanche, ils ne parvenaient pas à déterminer d’où elle provenait. Le couple privilégiât la thèse de la drogue, ou peut-être de l’incident de la naissance, mais ils turent cette pensée, ne voulant ni se rappeler de pareils moments sombres, ni s’imaginer le pire.

Bref. A l’entrée à la maternelle de l’enfant, les instituteurs alpaguèrent bien vite l’attention des parents sur son gout prononcé pour la lecture. Si en effet, elle avait mit un peu de temps à marcher correctement sur ses deux jambes – ce qui avait finit même pas inquiéter Narushii et Hitomi, devenu paranoïaques, a force – ses capacités intellectuelles lui permirent de comprendre très vite que non seulement les livres qu’elle manipulait avec très peu de douceur étaient non seulement instructifs, mais en plus fichtrement intéressants. De ce côté ci, il n’y eu pas de problèmes majeurs. A son entrée en primaire, elle se familiarisa avec l’instrument somptueux qu’était le piano a queue et en première année de collège, Kagami s’intéressa a la peinture, qui lui permettait de s’exprimer d’une façon encore différente. Et la vie suivit son cours.

Si bien qu’a l’aube des quatre ans de Kagami, cette dernière écopa d’une paire de petits frères. Des jumeaux. Baptisés Rei et Soko, ils développèrent très tôt un sens aigue de la farce et de l’art et la manière d’enquiquiner leur monde de plus d’une façon, leur sœur ainée la première, bien évidemment. Les petits ne se ressemblaient pas beaucoup, physiquement parlant. Si Kagami avait les cheveux noirs et les yeux bleus, les tornades avaient hérités des yeux violacés et de la chevelure de leur mère. Seule la forme de leurs visages permettait de les identifier comme étant de la même fratrie. Puisqu’ils n’avaient tout les trois que très peu d’écart, malgré leurs chamailleries constantes, ils devinrent très complices et s’aidaient de temps a autres pour ne pas se faire gronder lorsqu’une bêtise était faite. C’était là le temps ou Kagami savait encore sourire. Une époque révolue, ou en dangereuse glisse sur la pente de l’extinction tout du moins.

Kagami allait sur ses seize ans lorsqu’un jour, ses parents lui posèrent la question suivante : « Qu’aimerais-tu voir en premier pour les vacances prochaines ? ». Et c’est sans l’ombre d’une hésitation qu’elle leur répondit avec un immense sourire :

« La mer ! »

C’était presque un rêve pour elle qui n’avait jamais vu cette étendue bleue turquoise que dans ses manuels scolaires ou racontée par ses camarades de classes qui avait eu la chance de partie en voyage de mer l’année passée. N’ayant pas pu y participer a cause d’une jambe malencontreusement cassée, la Nanane était restée frustré de ne pas avoir vu de ses propres yeux cette chose dont tout le monde parlait avec un certain engouement. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Trois semaines plus tard, les valises furent bouclées et tout ce petit monde s’apprêtait à aller passer quelques jours à la plage, pour le plus grand bonheur de Kagami.

Sa mère lui fit pourtant mille et unes recommandations avant même qu’elle ne monte dans la voiture à cause de sa peau blanche. T-shirt, casquette, lunettes de soleil, crème solaire indice maximum, rien ne devait être laissé de côté au risque qu’elle n’attrape un trop fort coup de soleil pour son épiderme. Comment exaspérer la demoiselle en quelques mots a peine.

« Rah oui maman c’est bon je sais ! » lui avait-elle rétorquée, presque sèchement. Ce qu’elle regrettera plus tard.

Et enfin, ils partirent, direction la plage la plus proche, soit celle d’Abashiri, un peu plus au Nord. C’était l’été, aussi bien que l’endroit choisit soit très en haut de la carte nippone, les températures chaudes compensaient le froid habituel, si bien qu’ils durent rouler les fenêtres ouvertes pour ne pas suffoquer, à force.

Puis, le père de la quasi-totalité de la fratrie décida au bout d’un moment, qu’il lui allait se reposer. Comme tout le monde d’ailleurs, bien que ce ne soit pas de l’avis d’une certaine fille présente dans la voiture. Elle bouda, ne comprenant pas pourquoi il faisait une pause maintenant alors que dans moins d’une demi-heure ils seraient presque arrivée à la plage ! C’est qu’elle avait hâte de voir la mer, elle ! Se sentir a deux doigts de son rêve et ne pas pouvoir y accéder a cause d’une banale « pause », avouez que ça a de quoi faire rager n’importe qui. Sa mère la raisonna alors que Rei et Soko s’étaient endormi tout les deux a côté d’elle. Il lui faudrait prendre son mal en patience, le temps que le paternel – qu’elle croyait dur comme fer être le sien- reprenne un peu de force. Après tout il voulait juste s’éviter un bête accident en s’endormant au volant de son véhicule.

Patientant difficilement et râlant, Kagami finit par mettre sur ses oreilles son casque d’mp3 et fit défiler ses chansons favorites, histoire de détendre un peu ses nerfs d’adolescentes mis à rude épreuve, pour presque rien, au final. Mais qu’importe, c’était ça logique et rien d’autre ne comptait. Pour elle tout du moins.

Hitomi profita de cette halte pour s’installer dans son siège et écouter elle aussi de la musique en recommençant une grille de mots croisés. Le repos s’annonçait long, très long pour Kagami qui en avait déjà assez de rester statique. Et, alors qu’elle s’ennuyait a mourir, elle vit se dessiner derrière la vitre de la voiture ou elle se sentait plus que prisonnière la silhouette d’un petit chat, comme il n’est pas rare d’en voir aux abords des routes lors des départs en vacances. Un laissé pour compte, pour ne pas changer. Mais mine de rien, il avait attisé la curiosité de la gamine. Elle demanda à sa mère l’autorisation de sortir sur le parking vide de monde, ou seule leur voiture occupait une place de parking.

« Maman ! Je peux aller voir le chaton là bas ?
-D’accord, mais tu ne t’éloigne pas, c’est comprit ?
-Oui mamaaaan. » répondit Kagami l’air de dire « mais lâche moi les baskets tu me fatigue avec ta paranoïa ! ».

Elle sortit donc, toujours avec sa musique sur les oreilles, se dirigeant guillerette deux cent mètres plus loin, vers le petit animal qui ne prit pas peur a son arrivée. Preuve qu’il devait être domestiqué. Pourtant elle ne songeât même pas à proposer a ses parents de le ramener a la maison, elle savait d’ores et déjà que la réponse serait non. Autant ne pas se faire trop d’espoir, donc. Mais ce n’était pas si grave, elle se contentait de jouer un peu avec pour le moment, en attendant que son père se réveille, c’était suffisant.

C’est à ce moment là que sa vie bascula de façon exponentielle. Ce n’était pourtant pas sa faute, elle était innocente, dans l’histoire. Elle avait voulu bien faire.



C’est vrai ça, elle n’aurait pas pu prévoir que ce chauffeur routier avait trop roulé et était maintenant en proie a une insomnie assommante alors qu’il passait a côté de l’aire d’autoroute basique et sans barrières de sécurité, ou ses parents avaient décidé de faire une halte. Elle n’aurait pas non plus pu prévoir que cet homme s’endormirait au volant de son engin, dérivant dangereusement vers l’accotement et que lorsqu’il percuta ce qui était en train de se passer, ce serait trop tard. Comment aurait-elle pu savoir qu’il allait faucher la voiture dans laquelle elle se trouvait il y a encore peu de temps, et toute sa famille avec ? Rien à faire, Kagami n’aurait pas pu le prévoir.

Pourtant, elle avait vu ce camion arriver, lorsqu’elle s’était retournée pour faire signe à sa mère avec le petit chat dans ses bras. Et la suite acheva de faire dégringoler la routine de sa vie de jeune fille.
Les pneus crissèrent sur le bitume et le camion percuta la voiture avant de se coucher sur le flanc, finissant d’écraser le pauvre véhicule citadin. Une explosion émergeât du moteur du plus gros des appareils mais fort heureusement pour le conducteur, il put s’extraire à temps de la carlingue. Quant à l’adolescente, elle était amorphe. Comme si elle ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer. Et en fin de compte c’était tout à fait le cas. Il y avait des débris partout, des flammes rouges qui dansaient devant ses yeux et surtout du sang. Beaucoup de sang. Trop de sang. Celui de tous les membres de sa famille. Elle était en état de choc profond.

Les secours furent rapidement appelés et se rendirent sur place immédiatement. Mais c’était plus pour récupérer les cadavres qu’autre chose. Un policier prit la déposition du chauffeur, puis vint essayer de parler à Kagami, tremblante malgré la couverture de survie que l’on avait placée sur ses frêles épaules. Rien ne l’a fit réagir. Même claquer des doigts devant ses yeux ou y faire passer de faon alternative le faisceau d’une lampe de poche ne parvint pas à la décoller de son état plus que perturbant. Enfin, elle s’évanouit. Évidemment, les secouristes annoncèrent qu’elle était la seule survivante de cette famille de cinq.

La suite ressemble à un long film, encore plus dénué d’intérêt que le reste de cette longue histoire. Elle fut prise en charge tout d’abord par des psychologues soi-disant compétents mais qui ne réussirent qu’a la faire se renfermer sur elle-même. Logeant dans un centre aux airs d’orphelinat, elle fut un peu surprise lorsqu’un jour, on lui annonça qu’elle avait été inscrite à un pensionnat nommée Yokosami. Jamais entendu parler. Et elle ne savait pas non plus qui avait put l’y envoyer. Après tout, elle n’avait plus de famille, alors qui ? Peu importait, au final. Elle ne se fit pas violenter pour être docile et obtempérer. Elle revint chez « elle », dans cette maison bien vide tout a coup, et put prendre quelques affaires personnelles dans des cartons. Ensuite elle partit pour la fameuse académie.

Il lui fallut un peu de temps avant de comprendre et surtout d’accepter que cet établissement n’était pas comme les autres. Mais c’est comme tout. Et elle s’y fit. De toute manière, elle n’avait pas le choix alors autant faire comme si elle s’adaptait pour le mieux. Jouer des masques, était-ce donc cela, sa destinée ? Elle fêta son seizième anniversaire, sans bougies ni gâteaux ou cadeaux au lycée.

Le commencement d’une nouvelle vie. La sienne.


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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Dim 13 Jan - 20:10

Eh ben ! je n'ai jamais vue une histoire aussi grande XD

Bienvenue !
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Lun 14 Jan - 18:21

Merci beaucoup! ^w^
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Jeu 17 Jan - 19:37

Welcome here :3 Putain le pavé de l'histoire OwO *ne sait plus où elle en est haha*
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Ven 18 Jan - 22:47

Thanks youuuuu! ♥

Ahah, oui, moi aussi j'ai eu envie de mourir lorsque je l'ai finie, celle là xD
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Ven 18 Jan - 23:39

Looong! trèès long. mais j'aime les pavés même si j'arrive pas a en faire !puis celui là est sympa. (J'en suis ou? OwO)
Enfin bienvenue !!
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Sam 19 Jan - 13:24

Arigatô ♥

En plus j'ai ENFIN tout fini *^*
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life? Mer 6 Fév - 18:51

• Bienvenue !

Je vais commencer par dire une chose... Plus jamais une histoire aussi longue Xox... Pas qu'elle soie inintéressante, loin de cela ! Mais c'est long... Très long xD...

Bref,

Je te valide !

Et vue que tu commences une nouvelle vie chez nous va vite jeter un coup d'oeil dans les demandes de RP, peut-être y trouveras-tu chaussure à ton pied pour commencer ton aventure à Yokosami. Et pour finir, si tu veux avoir un avatar et une image rien qu'à toi je te conseille d'aller Recenser ton avatar.

Bon RP à toi \o !
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MessageSujet: Re: Kagami ▬ Where is my life?

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Kagami ▬ Where is my life?

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